Nous sortons d’un repas partagé avec le personnel de l’ambassade de Russie venu visiter le monastère sur son temps de repos. Difficile de décrire ce qu’on ressent au cours de tous ces échanges spontanés, ce lieu est vraiment un laboratoire international où on côtoie toutes les cultures du monde en se sentant finalement très proches, on se prend à rêver d’un monde où les barrières n’existeraient plus. Quatre couples avec leurs enfants qui, s’ils ont souhaité un déjeuner partagé, n’en ont pas moins apporté deux sacs pleins de provisions que le carême demandera un peu de patience avant d’en profiter entièrement.
Des visiteurs, il en passe près de dix mille par an , essentiellement des algériens musulmans, curieux de l’histoire de ce lieu, de ce qu’on y vit aujourd’hui.Certains éprouvent un malaise en pensant à ce que “ leur a peuple “ a infligé à “ nos moines””, mais tous disent ressentir une paix profonde en ces lieux . Pour d’autres, la beauté du parc arboré, la possibilité d’acheter des confitures, du miel, du vinaigre de pomme ou des tisanes, motivent l’arrêt au monastère. L’intéret que nous portons à ce qu’ils sont et à ce qu’ils vivent les marque particulièrement. C’est ainsi, que chaque jour, 40 personnes ou plus frappent à la porte.



Des visiteurs particuliers,