Le lendemain, nous sommes allés (avec Félicité ) rendre visite à la famille rassemblée dans la grande maison du grand père ( Ben Ali ). Là, les femmes du village se retrouvaient dans les différentes pièces autour de tables basses garnies de gâteaux et de café, échangeant avec la veuve et ses proches, “ bel exemple de fraternité “.
Ici, le temps passe très vite. Elisabeth partage désormais son temps entre la cuisine et l’accueil des visiteurs en alternance avec les trois autres communautaires. Pour moi, la liste des travaux proposés par Eugène n’est pas près d’être épuisée, un caisson poubelle compartimenté à roulettes vient d’être terminé
et va prendre sa place sous le plan de travail de la cuisine, c’est au tour des fenêtres gonflées à raboter des serrures à installer, des sommiers bois des chambres de moines à restaurer.
Difficile donc de s’ennuyer, d’autant que les échanges avec les hôtes de passage, sont des moments très riches, tant leur diversité est extraordinaire. Ainsi, en quelques jours, quatre nationalités ont partagé notre table.
La météo est toujours capricieuse, la tempête ne cesse guère que pour faire place à la pluie. Les rares moments de soleil sont d’autant plus appréciables qu’ils nous offrent de belles couleurs sur les sommets de l’Atlas tout proche.
Youssef et Samir, les deux ouvriers algériens du monastère, s’apprêtent à planter les pommes de terre, ils terminent la préparation des confitures d’oranges qui seront vendues au magasin.
Si les activités d’accueil et les services bricolages ou cuisine font que le temps passe très vite, nous sommes ici dans un lieu de prière et partageons les trois temps d’office journaliers, ainsi que les temps de méditation dans la chapelle, belle occasion de porter tous ceux que nous avons laissé, tant dans nos famille, notre paroisse, nos amis, nos voisins, nos communautés. Dans ce lieu privilégié, près du petit cimetière où ils reposent, nous en appelons à l’intercession des 7 bienheureux.





la veuve