Février 2024, Février 2026, après deux années, nous retrouvons ce coin d’Algérie si cher à nos yeux, avec d’un côté l’impression de  « déja vu « , mais aussi la découverte de beaucoup de nouveautés.

Nous voici donc réinstallés pour un mois, auprès des 6 permanents qui font vivre ce hâvre de paix au milieu d’une population algérienne musulmane. Là ou voici 30 ans, 7 moines – qui avaient fait le choix de rester auprès du peuple algérien malgré la situation de guerre civile – ont donné leur vie pour ce pays et pour ces voisins avec qui ils avaient tissé de solides liens de fraterenité et d’amitié, témoignage d’un amour qui passe au delà de toutes les frontières humaines et religieuses.

   Si nous retrouvons avec joie Félicité, Yves, Brigitte, Eugène et les deux ouvriers Youssef et Samir, nous faisons la connaissance de deux nouvelles venues dans la petite communauté: Clémence et Ania ( polonaise), c’est donc une équipe renforcée qui anime le monastère de plus en plus vivant.

  Pour cette année, nous aurons l’honneur de la chambre de la terrasse qui offre un panorama splendide sur  les confins de l’atlas algérien, au delà des collines rocailleuses parsemées de quelques habitations, mais aussi d’une toute nouvelle route.

   Surprise en arrivant, la mosquée inachevée a disparu, avec l’aide des engins présents sur le chantier de construction de la route, nous ne verrons plus ce grand dôme face à l’entrée du monastère. Les musulmans ont trouvé un autre lieu de prière dans les villages voisins.

     Tandis qu’Elisabeth prend les consignes pour la mission de guide auprès des visiteurs qui affluent chaque jour, Eugène exibe sa liste des travaux qu’il aimerait confier au bricoleur